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Thomas JANNAUD

Des actualités personnelles sous un style impersonnel, et inversement.



Le président parfait est une intelligence artificielle
Adieu, homme ? 11 Mars 2017

On ne présente plus notre classe politique : "tous pourris", ce qu'on savait déjà. Mais au delà de leurs finances personnelles, leurs petits jeux nous affectent directement : autorisations de mise sur le marché de produits toxiques en dépit du bon sens, etc. N'est-ce pas contradictoire en démocratie ? Quelle solution ?

Autour de la machine à café

Les idées pour une classe politique plus probe sont légion. Pour n'en citer que quelques unes :
- interdire les "carrières", c'est à dire que l'on ne pourrait être député que 3 ans de sa vie le temps d'une pause professionnelle
- remplacer le sénat par internet : les internautes valideraient chaque loi par référendum.

Etonnant système que la démocratie.
Les souhaits de la majorité s'écrasent devant la minorité sensée la représenter.

Thomas Jannaud

Malheureusement ces propositions aussi intéressantes soient-elles ne seront probablement jamais examinées, étant contraires aux élus. Et quand bien même elles le seraient, amélioreraient-elles fondamentalement le système ? Je ne crois pas.

Le problème est humain

Tous les jours, des décisions sont prises à tous les niveaux. Des petites, des grandes.
- ministres, députés : ils ont le pouvoir d'accorder des subventions ou d'attribuer des gros contrats
- maires : donner ou non le permis de raser un petit bois pour qu'un promoteur y bâtisse un immeuble ? C'est de leur ressort.

Coluche : la moité des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout.

Mais s'il faut faire passer l'autoroute juste devant chez eux parce que c'est le plus court, vont ils pouvoir être impartiaux ? C'est humain ! De même, autoriser les produits toxiques dans les prothèses mammaires contre une petite villa en Provence, ça ne se refuse pas !

Notre système social est basé sur ces décisionnaires. Injectés dans chaque strate de la société tels de petits globules rouges, leur mission est de la faire vivre sans vivre d'elle. Mais ils ont des intérêts personnels en jeu. Ils vont vouloir être réélus ou laisser leur marque. Le cancer est inévitable. Et pourtant il faut bien prendre ces décisions.

Des référendums à tout va ?

Si le pouvoir n'est pas à mettre entre les mains d'un seul homme, quid des "commissions" ? Pardi ! entre bons copains on arrive toujours à s'entendre. Alors que reste-t'il ? Le référendum, car c'est cela la démocratie ? Facile avec internet !
A ceci près que nous sommes tous influençables et influencés. On nous a bien fait croire que le nuage de Tchernobyl s'était arrêté en Allemagne. Trump aurait été élu en partie grâce aux "Fake news". Et localement, 2 ou 3 personnes mèneraient le bal, organiseraient des petits meetings dans les salles des fêtes et expliqueraient quel vote faire, et qu'il faut avoir confiance en eux car "ils resteront honnêtes". Quelle différence ?

L'intelligence artificielle

Ce qui nous amène à l'idée d'une intelligence artificielle. Après tout les ordinateurs nous battent aux échecs et puis s'ils peuvent conduire des voitures, pourquoi pas des peuples ? (raison pour laquelle on ne laisse pas les femmes gouverner ? ;) )
Quand on sait que 95% des accidents d'avion ont pour origine une erreur humaine : mauvaise compréhension entre la tour de contrôle et le pilote, pilote et copilote qui ne s'entendent pas (ego, quand tu nous tiens), ...

Un telle intelligence n'existe sans doute pas encore, mais laissons nous aller à la rêverie quelques instants.
Les débuts seraient troublants. Les gens seraient dans la rue pour protester contre un système qu'ils ne comprendraient pas, échaudés par des Mélanchon et Hamon qui fulmineraient contre un système qu'ils comprennent.

Se faire manipuler par les politiques et les journaux ? Oui !
Suivre la voie tracée par un ordinateur ? Non !

Les ordinateurs ne seraient pas corruptibles et ne taperaient pas allégrement dans la caisse. On établirait clairement les objectifs à réaliser. Ils seraient de nature sociale, morale, économique, humaine, écologique. Le code serait open source et les décisions pourraient être vérifiées par chacun.
Les choix seraient réfléchis et non pas basés sur les prochaines échéances électorales. Ils seraient désintéressés. Pacifiques. Réalistes.
Après un an, les impôts auraient baissé de 50% tout en maintenant le niveau des allocations diverses. Comment ? En évitant les portiques routiers à 5 milliards de Ségolène, les ronds-points à 10 millions d'euros et j'en passe. La gauche et la droite seraient réconciliées. Alleluhia.

Mais déjà, certaines personnes avides de pouvoir diaboliseraient ces machines trop parfaites. Elles réactiveraient la haine de la différence contre ces ordinateurs qui n'ont pas notre apparence, bien qu'ils soient finalement plus humains que ceux qu'ils remplacent. Elles, élues, "répondraient aux problématiques qui touchent les français".
Les croirions nous ?