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Thomas JANNAUD

Des actualités personnelles sous un style impersonnel, et inversement.



2 semaines en Malaisie
Mais allez-y pas ! 20 Avril 2016

Pure coïncidence, je suis parti en Malaisie au moment où les affiches publicitaires dudit pays inondaient les couloirs du métro parisien.

Pour vous donner un aperçu de mon ressenti, jouons au "vous croyiez voir, vous avez vu" (l'un à gauche, l'autre à droite).

La plupart des villes malaises n'ont pas d'âme. De grandes rues pour les voitures, des barres d'immeubles, une chaleur écrasante et des magasins sans intérêt touristique (garagistes, magasins de parpaings, etc).

Premier choc culturel : voir autant de femmes voilées, l'islam étant prédominant. Et étant aussi la destination de vacances préférée des pays du Moyen Orient, on croise beaucoup de femmes en niqab. Les femmes (même sans niqab) se baignent habillées ! N'oublions pas l'appel à la prière à 6h tous les matins.

Vous pensiez déguster du poulet curry cuit dans du lait de noix de coco ? Perdu. Riz frit à tous les repas sans sauce, sans compter l'hygiène qui laisse à désirer.

Les plages ne sont pas aussi sales que sur la photo mais les malais ne sont pas éduqués et jettent tout n'importe où. Et bétonner un lieu paradisiaque ne les gênera pas non plus.

Itinéraire

Il y a quand même eu du bon dans ce pays. On a suivi le circuit d'une agence de voyage, on était deux + le chauffeur qui faisait un peu guide.

Le vieux Georgetown

Ça a l'air gentil comme programme mais dans les faits, c'est : bus, arriver, prendre la photo et marcher 2 minutes, puis repartir pour l'étape d'après, du fait de la chaleur écrasante et de l'isolement des lieux les uns avec les autres.

La Malaisie en vrac

Rarement du PQ ! Une espèce de douchette et on patauge dans une eau marron.

On rencontre partout des temples hindous et chinois ainsi que des mosquées. Environ 10% de la population est indienne, 30% chinoise, et 60% malaise (très souvent musulmane) qui vivent en toute harmonie. Sur le papier.
Dans les faits, s'il y a cohabitation il n'y a pas mélange. Les chinois mangent dans les restos chinois et emploient des chinois, les indiens idem dans les restos indiens etc..
Certaines villes ont même été envahies par les chinois, tout y était en chinois.

Niveau nourriture, les restaurants indiens nous auront sauvé la vie, tant on a vite été dépité du reste.

On aura vu des singes un peu partout dans le pays, à chaque fois quand on ne s'y attendait pas. Dépaysement garanti !

Le pays est assez cher pour le taxi, très peu pour la nourriture. Les malais ne sont pas plus/pas moins aimables que ça et sont un peu roublards. Ils vous diront par exemple que leur plat n'est pas épicé pour que vous l'achetiez alors qu'il arrache.

Et ensuite ?

J'essaye d'être pragmatique plutôt que négatif mais je crois que la chaleur (35° ou plus) y a joué pour beaucoup. Ne pas pouvoir rester dehors plus de 5 minutes avant 17h c'est pas marrant...
Mais de manière générale, comme beaucoup de pays en Asie, les villes ont grossi démesurément : culturellement les asiatiques pensent au pratique et au coût avant de penser à l'esthétique (d'où le bétonnage des côtes et les barres d'immeubles en centre-ville). À part les quartiers coloniaux de Georgetown, et ceux (rares) de Malaca ou Kuala Lumpur, on se sent en trop dans tout le pays, comme lorsqu'on nous arrête devant un temple.

Ça fait donc un peu loin le voyage pour un quartier sympa et quelques beaux poissons... Que l'envie de sortir des sentiers battus et d'exotisme acharné ne nous reprenne plus ! Je rêve à présent de parcourir simplement les régions de France, d'Italie, d'Espagne à but gastronomique. Pourquoi aller si loin quand le bonheur est à portée de main ?

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